Accueil
  Accueil du site
  Accueil des JDR
  Notions de base

Advanced Donjon and Dragons
  Le monde
  Historiques
  Scénarii

Jeu de Rôle de la Terre du Milieu
  Le monde
  Historiques
  Scénarii

Les contacts
  Forum
  Nous contacter
  Nous aider

L'histoire de la vie d'Irina Rosselin

Présentation

Rédigé par Olivia

Bonjour à tous !

Ce topic aura pour but de relater les différentes séances de Jeux de Rôle sur le monde de Advanced Donjon and Dragons (AD&D) que nous aurons, Weylin, Curumo, Bruno et moi, le tout orchestré par Taraudhel, le Maître du Jeu.
A noter qu'un invité surprise du nom d'EcceAngelo a participé à la première séance d'AD&D. Il nous avait rejoint le temps d'une soirée, et par conséquent n'apparaît plus dans les scéances suivantes.

Les posts de présentation des personnages sont en cours de réalisation pour certains.
Mais sachez tout de même ceci :

  • Lu Hang = Weylin
  • Savel = Weylin (il va changer de personnage au cours de l'aventure)
  • Rôk = Sayajin (dont nous avons parlé ici)
  • Selasbelone = Curumo
  • Tulkas Eonwë = Curumo (il a changé de personnage également, au cours de l'aventure - Changement programmé depuis le début)
  • Adrien Blatzanar = Curumo (suite à la mort de Tulkas)
  • Irina Rosselin = Olivia

Le topic se divisera donc en plusieurs posts contenant le texte du scénario et des actions des joueurs.

Vous pourrez bien sûr réagir sur les scénars, dans le topic AD&D - Vos commentaires

Maintenant, place à l'histoire...

  1. Scénario du 31 octobre 2005
  2. Scénario du 20 novembre 2005
  3. Scénario du 18 décembre 2005
  4. Scénario du 29 janvier 2006
  5. Scénario du 23 avril 2006
  6. Scénario du 17 septembre 2006
  7. Scénario du 26 novembre 2006
  8. Scénario du 7 janvier 2007
  9. Scénario du 15 avril 2007
  10. Scénario du 29 juillet 2007
  11. Scénario du 27 avril 2008
 

1 - Scénario du 31 octobre 2005

Le 19 mars 1370 au soir, l’auberge de Brasamical était relativement animée. Il y avait une vingtaine de paysans, ainsi que 6 personnes plus étrange dans la salle. Au bar étaient installés un vieil homme et un homme torse nu portant une chaîne comportant une pierre bleu pale.
Deux personnes étaient attablées : Irina l’ensorceleuse et Lu Hang le moine. Les deux derniers personnages plus remarquables que les paysans étaient Selasbelone le prêtre d’Ilmater, et Sassiad la guerrière.

Lors d’une vive explosion d’origine pour le moins nébuleuse, trois personnes et une chose monstrueuse apparurent. La destination ne semblait pas au goût du monstre. Celui-ci après un juron bruyant jugea opportun de mettre fin à la juxtaposition naturelle de la tête et des épaules de l’homme en toge, probablement mage. Le monstre était moitié femme moitié serpent et, pour parachever, doté de six bras : une marilith.

Dès lors, les deux hommes en armure accompagnant la marilith et celle-ci entreprirent de tuer tout le monde dans la salle !
La bataille fut rude, l’aubergiste, le vieil homme et l’homme au torse nu se sont voués à une lutte sans merci contre la marilith. Quant à nous, nous avons du tuer les deux guerriers mais aussi les petits démons appelés en renfort par la marilith.
Cette dernière rudement interrogée, nous révéla que son maître allait revenir. Elle évoqua également une légende sur un artefact nommé la Souffrance. Cet artefact serait composé de deux morceaux qui proviendraient d’un seigneur deva. Si les deux morceaux venaient à être réunis, son détenteur aurait la puissance d’un dieu. Tout cela sont les légendes connues d’Erratis, le vieil homme mage de son état. Il serait donc sage et judicieux de vérifier ces données et surtout de les approfondir. Erratis n’a pas réellement de temps pour cela, mais il nous confia ce soin particulier. Trois choix s’offrirent à nous : La bibliothèque de Château Suif, la bibliothèque de Silvermoon (au nord), et une bibliothèque construite comme une cathédrale pour et au nom du dieu Déneïr. Cette cathédrale aurait été détruite dans le temps, mais serait en restauration par un dénommé Cadderly.
Nous devrons retrouver Erratis dans un an ici-même, à l’auberge de Brasamical.

La bataille laissa un sillon de cadavres innocents. Tous ont eu une sépulture décente, Selasbelone y mettant un point d’honneur. Lu Hang ayant eu des mots malheureux : « Je ne vaux guère plus qu’un paysan » a subi un entraînement intensif prodigué par le moine à la chaîne.

Tous les quatre (Sassiad, Selasbelone, Irina et Lu Hang) acceptèrent la quête du savoir proposée par Erratis, avec plus ou moins de réticence. Ils partirent alors au plus proche : Château Suif.

Cette bibliothèque est réservée aux « riches ». En effet, un livre d’une valeur de mille pièces d’or est obligatoire pour y pénétrer. Comme nous le craignions, la porte de Château Suif resta close et cela malgré les tentatives diplomatiques de Selasbelone et des corruptions sexuelles d’Irina. Lu Hang dormant à même le sol en plein jour, nous fîmes une pause et passèrent la nuit à proximité. Nous avons néanmoins pu obtenir de la nourriture moyennant finance !

Le lendemain, nous prenions la route pour Silvermoon.
Une attaque de cinq gnolls a permis de rompre notre monotone voyage lors de notre passage dans un parfait coupe-gorge. Cet endroit est constitué d’une simple route bordée de part et d’autre par la forêt : le bois « acéré » et le Bois Manteau.

 

2 - Scénario du 20 novembre 2005

Le voyage vers Silvermoon se devait d'être ponctué par une halte dans une civilisation. Nous nous sommes alors dirigés vers Baldur, Sassiad, déjà fort peu enclin à cette quête, n’approuvant nullement notre choix. Elle nous quitta dès lors. L’équipe se trouva alors réduite à trois membres.

Notre arrivée à Baldur ne fut pas celle escomptée. Des gardes semblaient nous attendre : Douze, pour être précis, ainsi qu’un certain Bernard à leur tête. Bernard est le lieutenant de la garde de la cité "le Poing Enflammé".
Nous avons alors été mis aux arrêts. En effet, un quidam répondant au nom de Chasdelong nous a signalés (et dénoncés) comme les bouchers responsables de la tuerie de Brasamical.

Durant notre court séjour en prison, nous avons fait la connaissance d’un type peu bavard. Celui-ci était en prison pour son « bien » et sa « survie ». Etranges que les lois dans cette ville… Son nom est Rôk. Son souci est son visage. Ayant subi de graves sévices, il a gardé de nombreuses séquelles qui ne sont guère à son avantage. La population avait décidé de mettre fin aux jours de la « bête ».

Nous avons été relâchés à la nuit tombante, grâce au témoignage sûr et avisé de l’aubergiste de Brasamical et du moine (avec sa chaîne, Elfaris). Selasbelone put convaincre assez aisément Rôk de les accompagner au long de leur périple. Un bras fortement armé pouvant être utile, et Rôk ne pouvant guère vivre en ville.

L’aubergiste nous a vivement conseillé de nous orienter vers la bibliothèque perdue : l’Envol de l’Esprit. Tout ce qu’il en sait, c’est qu’elle se situe dans les monts floconneux au Sud-Est. Pour que nous puissions plus aisément la retrouver, il nous a donné une carte de la région. Il nous a par ailleurs confirmé que l’Envol de l’Esprit est une cathédrale.

Le 19 avril 1370 (soit 26 jours plus tard), nous arrivons à une ville forteresse du nom de Brost. Et le 26 avril 1370 (soit une semaine après avoir quitté Brost), les montagnes se dessinent sur le paysage pourtant gâché par un premier plan minable et une race de mauvais goût. Quelques gobelins ont estimé être plus puissants que nous sous prétexte qu’ils étaient plus nombreux. Rôk en a aidés certains à mieux saisir le concept erroné, mais la pulpe délicatement formée par ses soins n’était guère plus apte à réfléchir que le modèle original.
Selasbelone perdit quelques dents en sauvant ses compagnons de la mort, compagnons qui, ne l’oublions pas, l’ont débarrassé de la menace gobeline.

Une fois au pied des montagnes, Rôk monta sur une crête pour avoir une vue des alentours. Selasbelone courut le long du chemin pour trouver un éventuel indice sur la bonne direction à prendre. Irina tenta vainement d’escalader, tout comme Lu Hang. Ce dernier finit par reprendre son entraînement au bâton, tandis qu’Irina attendait. Mais ni Rôk ni Selasbelone ne virent rien. Selasbelone ayant une meilleur vue que Rôk, tous deux entreprirent une escalade commune : Selasbelone s’attacha au dos de Rôk. En effet, Selasbelone ne sait pas escalader…. Mais ils firent tout deux une chute spectaculaire, et, avant de s’écraser au sol, Selasbelone tenta de convoquer une créature afin d’amortir leur chute : un mal pour conjurer un plus grand mal. Mais celui-ci ne put finir son incantation, assommé lors d’un rebond sur la paroi rocheuse.
Un rond bleu, tel un vortex, fit finalement disparaître nos deux individus dans un vide général.
Un vieillard avec une canne ayant un pommeau à tête de bélier semble être à l’origine de tout ceci !

 

3 - Scénario du 18 décembre 2005

L’homme semble très vieux. Sa canne est finement ouvragée et finit par un pommeau en forme de tête de bélier. Il porte un chapeau avec de larges bords et des plumes d’oiseaux d’origine inconnue.
Rôk et Selasbelone ont été sauvé par ce vieillard. Serait-ce Elminster ?

Selasbelone et Rôk tombent tous deux car autour d’eux il n’y a rien de visible. Un étrange personnage de grande taille, dépourvu de pied et ayant en sa possession un sabre de grande taille (celle de Rôk en fait), leur est apparu. Il se nomme Sees (prononcer Chess) et appartient à la race des Efrits. Il leur conseilla d’arrêter de tomber sans quoi ils risqueraient de finir par s’écraser sur un des rares édifices de ce plan ! Il s’agit du plan de l’air en vérité. Sees a pour but ultime de conquérir le plan de l’air… Et malheureusement, pour pouvoir obtenir de lui un sort ramenant Rôk et Selasbelone dans leur plan, ils ont dû passer un accord avec cet abruti. Ils devront lui donner leur premier objet magique puissant. Il leur donna alors un anneau afin de pouvoir le contacter par télépathie le jour où ils posséderont cet objet. Sees lança donc un sort et les deux protagonistes purent ainsi retrouver leur plan d’existence.

Pendant ce temps, Irina et Lu Hang discutent avec le vieillard et apprennent qu’il s’appelle Cadderly et qu’il est un mage puissant. L’Envol de l’Esprit lui appartient. Il leur explique que la seule chose qu’il a trouvé à faire afin que Rôk et Selasbelone ne s’écrasent pas au sol et meurent instantanément de leurs blessures était d’incanter un sort les envoyant dans un autre plan. Il a choisi le plan de l’air. Seulement, pour pouvoir revenir, Selasbelone et Rôk devront agir par eux-mêmes.
Irina et Lu Hang attendent un peu le retour de leurs amis, puis décident de poursuivre leur route vers l’Envol de l’Esprit plus tellement loin d’ici maintenant.

De retour sur la terre ferme, Rôk et Selasbelone rejoignirent Irina et Lu Hang qui venaient de partir. Ils rencontrèrent en chemin Cadderly, leur sauveur. Celui-ci les invita à pénétrer dans l’Envol de l’Esprit, une cathédrale dédiée à Dénéir (dieu de la connaissance). Cadderly éprouva une compassion pour les nombreuses souffrances que Rôk avait dû endurer par toutes ses blessures. Mais il lui fit également savoir que lorsqu’il est dans l’enceinte de la cathédrale, il peut se promener à visage découvert. Cependant, méfiance envers les 2 nains jardiniers ! D’après Cadderly, ils sont assez grincheux.

La salle principale de l’Envol de l’Esprit fait la moitié de la taille de la cathédrale toute entière ; la taille d’une grande arène de combat environ.
Nous en venons à parler à Cadderly de la Souffrance. Son dialogue n’était pas de nature à réconforter les cœurs, même les plus endurcis… Mais je vais tenter de vous le résumer.
Il semblerait que la souffrance constitue un ensemble de deux artefacts : un pendentif et une gemme.
Un mage baldurien dont l’âge semble se moquer de la mort et dont le visage de jeune homme dénotait, comparé à son âge et à ses connaissances, est venu faire des recherches avec Cadderly. Les deux hommes ont fini par mettre la main sur une représentation de la gemme. D’après Cadderly, le mage (dont le nom est Ambre) lui aurait donné la localisation actuelle du premier artefact. Elle se situe dans les abysses, près du Styx.
Le pendentif, lui, reste un mystère, tant pour sa localisation que pour son apparence.
Ces deux artefacts auraient été conçus lors de la bataille entre un démon et un céleste. Le céleste aurait versé une larme, ce qui aurait généré la gemme bleue. Le démon, quant à lui, aurait versé une goutte de sang donnant naissance au pendentif dont on ignore tout, sauf sa couleur. Le rouge !
Un des amis d'Ambre, paladin du nom de Tülkas, est à la recherche de la gemme, non par intérêt de ses pouvoirs, mais pour sa haine envers les démons.

Cadderly entreprit alors des recherches pour nous.

Cadderly dit :
Deux épisodes catastrophiques en si peu de temps concernant un artefact légendaire, voire mythique, ce n’est pas une coïncidence.

En l’attente de ses recherches, Cadderly souhaita que nous lui rendions un service bénin. Il faut partir à la recherche des œuvres qui seraient enfouies dans les catacombes de la cathédrale. Selasbelone, Rôk, Lu Hang et moi sommes alors descendus dans les caves pour ensuite accéder aux catacombes.

La-bas, nous avons fait de fâcheuses rencontres… Des zombies et une momie, dès le premier coude formé par le couloir, nous ont forcés à retourner voir Cadderly afin qu’il nous prodigue quelques soins. Mais afin que Selasbelone et moi (Irina) puissions à nouveau dispenser le maximum de sorts profanes et divins, nous entreprirent de ne recommencer notre exploration que le lendemain matin.

Les sous-sols de l'Envol de l'esprit

La seconde porte à gauche donnait accès à un pentacle que Lu Hang jugea intelligent de toucher ! Une grande lumière nous a alors éblouis et nous nous sommes retrouvés téléportés ailleurs…

Nous étions toujours au sein d’un pentacle mais cette fois-ci, ce dernier avait une inscription supplémentaire sur le cercle circonscrit. Irina la prononça et un golem de chair n’en fut pas réjoui à en juger son envie de nous pulvériser. La bataille fut rude et ponctuée par de nombreuses pertes de connaissance mais aussi par des sauvetages in extremis de la mort grâce aux potions de soins généreusement offertes par Cadderly.
Un escalier semblait être la seule issue. A peine arrivés en haut, nous avons eu le déplaisir de constater qu’un second golem régnait en maître dans cette salle. Faute de pouvoir passer par l’escalier et donc de pouvoir nous atteindre, il mit en marche une stratégie singulière et n’ayant pas son pareil en d’autres lieux : il défonça le plafond qui s’écroula sur lui. Par chance, le passage n’était pas totalement bloqué, ce qui nous a permis de passer.

Au détour d’un couloir, deux statues de six mètres représentaient des squelettes. Pour des raisons qui n’appartiennent qu’à lui, Lu Hang voulut titiller les doigts de pieds d’une de ces statues. Cela eut malheureusement pour effet de la réveiller… Apparemment, Lu Hang avait du astiquer le pied gauche, vu son humeur massacrante ! :D L'attaque de ce squelette nous aurait été fatale sans la présence d'esprit de Rôk (une fois n'est pas coutume) qui mit à profit ses origines orques et sa carrure en recrutant une bande d'orques présents dans la pièce avoisinante. Une fois le squelette mort, ces orques voulurent que Rôk tue Irina et Lu Hang sans nul doute pour en faire leur repas. Rôk, Lu hang et Irina mirent en place une escarmouche pour venir à bout des orques relativement aisément. Celle-ci a bien failli échouer, mais Rôk, par la puissance de ses coups, put rétablir la donne. En partant, leur chef les a alors raillés sur la fierté de leurs actes, et sur l’enrichissement substantiel que cela leur procurerait.

Le long des paillasses ou dans les coffres à leur pied, notre groupe a pu découvrir un bâton d’un « noir de jais ». Deux cercles d’or sont observables à ses extrémités, dont l’une comprend également une pierre translucide. Cette pierre semble avoir la faculté de se colorer de la couleur la plus aimée de son porteur. Il existe aussi au milieu des cercles d’or de nombreuses runes entourant la totalité du bâton.

Le bâton d'Irina
 

4 - Scénario du 29 janvier 2006

Le réveil fut douloureux après la nuit agitée que nous venions de passer. D’autant plus que deux d’entre nous étaient grièvement blessés et à l’article de la mort : Selasbelone et Rôk.
Dès le réveil et après les prières matinales, Selasbelone entreprit de soigner notre fière équipe. Pour lui-même, il ne se donna que le strict minimum vital afin de subvenir aux besoins des autres avant tout.

A peine avait-il accompli de son mieux sa tâche que cinq Orcs arrivèrent, dont le chef railleur avec son cimeterre. Je mis un terme à la vie sordide du chef Orc grâce à mes projectiles magiques. Néanmoins, si le coup de grâce m’est revenu, je n’ai pas été la cause unique de son décès. En effet, Rôk l’avait méchamment amoché au préalable.
S’ensuivit une tuerie dépourvue de toute classe. Lu Hang tua un Orc en lui pulvérisant la tête d’un coup de pied. Rôk, lui, jugea drôle de faire du « tennis » avec les Orcs. Le combat terminé, Rôk s’empara du cimeterre du chef Orc. Ayant lui-même du sang Orc, il pourra l’utiliser sans difficulté, qu’il soit magique ou non.

La fouille des décombres et du repaire terminée, nous découvrâmes une dalle recouvrant un trou faisant autant office de latrines que de prison. Un Elfe du nom de Savel y était enfermé, mais nous le libérâmes bientôt de sa condition.

Après un léger repos, mes compagnons décidèrent de tuer le second squelette. Lu Hang, particulièrement doué pour ce genre de choix, le réveilla rapidement. Le jeu de massacre eut bel et bien lieu mais pas dans le sens attendu. Lu Hang finit sa vie dans une mare de sang et de tripes, Rôk fut assommé et Selasbelone plongea dans le coma.
Savel et moi prîmes alors l’initiative d’une idée aussi brillante que vitale : la fuite ! Néanmoins, celle-ci fut de courte durée. En effet, nous nous retrouvâmes face à un mur dépourvu de toute porte. Pourtant les Orcs, eux, étaient bien entrés... Il devait forcément y avoir une sortie !!

Acculés face au squelette, nous ne voyions guère comment nous en sortir, lorsqu’un pan de roche s’écroula, laissant voir un détachement de gardes : en premier, un homme qui devait être leur chef, à sa droite, un homme en armure, et à sa gauche, un molosse pourvu d’un arc, et derrière eux, une cinquantaine de gardes.
Une pluie de flèches partit alors, terrassant le squelette. L’homme en armure se présenta comme étant Tulkas Eönwë, paladin de son état, et aussi comme dirigeant de ce groupe de gardes.
Nous étions dans les égouts de Baldur !
Le squelette une fois tué, nous avons été interrogés par la garde. Nous leur avons expliqué notre téléportation depuis l’Envol de l’Esprit, et la possibilité qu’un golem de chair soit encore vivant près de nos amis, Rôk et Selasbelone. La garde rebroussa chemin pendant que Savel, Rôk, Irina et Tulkas partirent vérifier la survie du golem de chair. Celui-ci était encore vivant. Tulkas et Rôk mirent un terme à sa misérable existence. Après, Tulkas alla voir le pentacle qui n'était pas, selon lui, de nature maléfique.
Tulkas nous conduisit ensuite dans un bureau où nous dûmes nous expliquer auprès du capitaine Labalafre. Un garde vint dans le bureau lors de nos explications pour signaler un soucis à la porte. Tulkas fut délégué pour cette tâche. Un dénommé Bran (un prêtre de Tyr vivant à Brost) réclamait un entretien avec le dirigeant de la garnison. Après une brève discussion et un garde assommé par les soins de Bran (ceci n'étant pas interdit par la loi), Bran put pénétrer dans le bureau du capitaine Labalafre.
Bran et Tulkas nous apprirent que la ville de Brost était assiégée par mille Orcs et qu’ils avaient besoin de renfort pour la délivrer. Devant l’ampleur de l’urgence, mes amis et moi acceptâmes de partir à Brost pour une longue bataille contre les Orcs. Mais malheureusement, Selasbelone ne sera pas des nôtres. Il préfère dorénavant rester au temple pour y prodiguer ses soins et soulager la ville de ses souffrances.

En attendant le lendemain matin, moment du départ, chacun vaqua à ses occupations. Irina et Savel se torchèrent la poire au bar de l’auberge, Selasbelone nous quitta déjà au profit du temple, quant à Rôk, il nous accompagna à l’auberge où il dégusta un sanglier tout entier, à une table non loin du bar.

Là, un valet gringalet et bien habillé s’assit à sa table. Il proposa à Rôk une mission bien payée : pour 500 pièces d’or, il doit aller tuer les cinq mercenaires humains qui ont pris en otage la fille du maître du valet. Rôk accepta sur-le-champ. Il devra se présenter dans une heure à la porte sud de la ville.

Lorsqu’il arriva au rendez-vous, il retrouva le valet ainsi que son maître. On comprendra aisément qu'à la vue de Rôk, le maître demanda à ce dernier de les suivre à bonne distance, ce que Rôk accepta sans broncher. Cependant, au grand dam du maître, il sembla que Rôk considéra qu’une distance égale à sa taille constituait une "bonne distance" !

Après quelques minutes de marche, ils finirent par tomber sur les cinq mercenaires. Quelques sobres paroles ("si vous ne me rendez pas ma fille, il (Rôk) vous tuera !") et un combat d’une rare violence s’engagea.
Les quatre premiers mercenaires furent exterminés d’un coup. A la vue du sort de ses compagnons, le cinquième homme qui retenait la fille se mit à la frapper violemment, ce qui enragea fortement Rôk qui se voyait déjà perdre sa prime. Deux assauts lui suffirent pour le tuer.

Après avoir ramené la fille en ville, en piteux état mais vivante, Rôk reçut son salaire, et put aller se coucher la conscience tranquille.

Le lendemain, Tulkas, Rôk, Savel et moi partîmes convaincre Ambre de nous aider pour la reconquête de Brost, ce qu’il accepta sans protestation. Il nous téléporta à Athlaka, ville réputée pour son interdiction à la magie, où Tulkas pense réussir à convaincre une certaine Dame Viviane, ainsi que quelques représentants de l’honorable institution du Cœur Radieux. Tulkas espère ensuite pouvoir convaincre le dragon d’argent (décidément, il est plein de ressources ce garçon !! :D), pour avoir une grande puissance de frappe.

La bataille sera longue et fastidieuse. Puisse Mystra nous venir en aide !

 

5 - Scénario du 23 Avril 2006

Chacun vaque à ses occupations dans Baldur. Je (Irina) tente de voir Ambre dans l’espoir d’obtenir des informations sur la religion de Mystra, tandis que Savel part faire quelques courses en ville. Nous n’avons aucune nouvelle de Rôk. Puis je tombe sur Tulkas qui veut bien m’aider à en découvrir un peu plus sur Mystra et me conseille également d’aller faire un tour au temple de Gond (dieu des inventions et ami de Mystra) Il m’avoue que venant d’Athkatla, une ville où la magie profane est proscrite, il a quelques préjugés sur celle-ci. Une fois au temple de Gond, on me répond d’aller me renseigner auprès de prêtres de Mystra ou bien dans les temples qui sont bien souvent cachés et qui peuvent être partout comme nulle part.

Le lendemain, Gorn, Anisia et Bran nous attendent à l’entrée de la ville, afin d’aller tuer les cinq mille orcs assiégeant la ville de Brost. Mais avant cela, Ambre nous téléporte à Athkatla, où en deux temps trois mouvements, il recrute plusieurs mages. Puis il nous téléporte en pleine rase campagne.

Tulkas nous dirige au pied d’une falaise où un dragon d’argent nommé Mirkraag descend du sommet à notre rencontre. Après discussion, le dragon décide de nous aider à vaincre les Orcs dès la prochaine aube. Le lendemain à notre réveil, Mirkraag nous fait l’immense honneur de nous porter sur son dos, et trois heures de vol plus tard (correspondant à deux jours de marche), nous arrivons sur le champ de bataille, à Brost, où nous nous posons enfin dans un cercle de cadavres fraichement créé par le souffle du dragon ! Bien plus de 5000 orcs assiègent la ville, finalement... Mais nous ne sommes pas seuls à vouloir leur mort : les mages cagoulés d'Atkhatla nous aident, ainsi que le Coeur Radieux et bien entendu la garde de Brost.
Soudain, un Orc armuré d’une plate d’argent et d’un casque où est gravé le sigle du Dieu Orc (cf. l’image ci-dessous) interpelle Rôk et Tulkas. Il doit certainement s’agir du chef de l’armée Orc et veut de toute évidence se battre avec eux deux. Savel et moi, nous nous occupons des orcs de moindre stature.

L'Œil de Grumssh

La bataille s’avère longue et difficile, mais arrivés à bout du dernier Orc, le groupe entier se rassemble et entre dans Brost. Là, Tulkas va dans le temple de Tyr voir Bran. C'est alors que So^mbre Manteau lui fait l'aveu d'un crime passé : il a jadis volé un objet en forme d'oeil et pense qu'il s’agit de l’œil même du Dieu Orc, Gruumsh, tandis que Tulkas parle plutôt d'artefact. Tulkas sort et court chercher Ambre lorsqu’il aperçoit Irina et l’invite à l’accompagner. Ils trouvent enfin Ambre et l’emmènent voir Sombre Manteau. Savel est également des nôtres puisque je viens d’aller le quérir. Une discussion se fait autour de cet artefact et la décision prise est la suivante : il va falloir détruire l’œil. Cependant, personne n’a idée de la manière dont il faut l’anéantir. Pour en savoir plus, nous nous rendrons à l’envol de l’Esprit, où Cadderly (ce grand prêtre élu de Dénéïr) pourra sans doute nous aider.
Tulkas ne préfère pas parler immédiatement de l’artefact à Rôk, car il souhaite auparavant mieux juger et assimiler le caractère du Semi-Orc et sa valeur du Bien.

Nous terminons donc ce scénario à l’entrée de la ville de Brost, où Bran et Sombre Manteau doit nous rejoindre pour partir à l’Envol de l’Esprit.

 

6 - Scénario du 17 septembre 2006

Nous partons vers l’est, en direction de l’Envol de l’Esprit. Lors d’un tour de garde de Rôk trois Orcs aussi bêtes que cupides nous attaquent. Rôk, Savel, Tulkas et moi n’en faisons qu’une bouchée, aidés par Sombremanteau et Bran.
Tulkas profite de cette attaque contre les Orcs pour aller demander à Rôk de quel côté racial il est. Rappelons que Rôk est un demi-Orc. La seule réponse que ce dernier trouve à donner à Tulkas est que s’il devait choisir entre tuer un homme et tuer un Orc, il choisirait d’exterminer l’Orc. La réponse semblant convenir à Tulkas, il lui parle alors de l’œil du dieu Orc.

Nous poursuivons notre route quand le paysage commence à s’assombrir, et la brume à apparaître.

Rôk propose :
Relions-nous à une corde afin de ne pas nous perdre.

Brusquement, le calme se fait autour de moi. Je n’entends plus aucun bruit et mes compagnons semblent avoir disparus subitement. Le brouillard recouvre tout et je ne mets pas longtemps avant de me cogner contre une paroi rocheuse. C’est alors que quelque chose ou quelqu’un me lance des pierres.

Irina crie :
Eh ! Oh ! Arrêtez !!

Un vieillard en toge arrive et me traite de voleuse. Je lui réponds que je n’ai rien volé et que je ne sais même pas où je suis, d’autant plus que je viens de perdre mes compagnons en route…
Il me dit alors être prêtre de Mystra. Je saute sur l’occasion en lui présentant mon souhait de devenir prêtresse de cette magnifique Déesse que j’adule tant (Non non, j’en fais pas trop ! :D). C’est alors qu’il m’invite dans son temple, tout en m’expliquant qu’il vient de se faire dépouiller par des voleurs.

On ne m’avait pas menti sur la difficulté de trouver les Temples de Mystra ! L’entrée de celui-ci est vraiment dissimulée dans la roche. Elle représente en fait une petite faille. Puis, au centre de la salle principale, on voit un autel. C’est un temple assez sobre en réalité. Je m’attendais à plus d’ornements et de décorations… Mais en effet, je constate qu’il y a beaucoup de poussière dans le temple, avec des endroits de propreté, ce qui abonde dans le sens du prêtre qui me disait que des voleurs l’ont dépouillé des biens du Temple.

Nous en venons donc à parler de mon vœu de servir Mystra. C’est ainsi que j’apprends que Mystra elle-même m’appellera, si je veux devenir l’une de ses disciples. Pas de prière, aucune tâche à accomplir, bref, que de la patience. En résumé, je n’ai rien à faire d’autre que d’attendre un appel de sa part. Mais si je pouvais offrir un objet magique au Temple pour le ré-enrichir un peu, le prêtre n’en serait pas des moins heureux. Seulement, étant donné l’amabilité peu étalée du Prêtre, ainsi que l’importance que j’apporte à mon bâton (seul objet magique en ma possession), j’esquive joyeusement sa demande et part à la recherche de mes compagnons en souhaitant bonne continuation au vieillard.

Lorsque je ressors de la roche, je retrouve très aisément mes amis.

Tulkas répond :
Oui, accrochons-nous ! Cela limitera les risques d’en perdre un en route.

De toute évidence, il ne s’est pas passé une seconde entre le moment où je me suis perdue et le moment ou j’ai retrouvé mes amis. Je comprends alors que j’ai été prise dans un champ spatio-temporel. Est-ce le premier message de Mystra ? M'a-t-elle téléportée et organisé ma rencontre avec ce prêtre ?

Nous arrivons enfin à l’Envol de l’Esprit. Trois hommes sont assis sur un banc : Ambre, Cadderly et Saint Melegost, un haut prêtre de Dénéir et sage, aux allures de paysans, grand ami de Cadderly.
Ils nous disent en avoir appris beaucoup plus au sujet des artefacts de la Souffrance, et nous invitent à entrer dans la cathédrale.

Autour d’une table, Ambre nous demande de raconter nos histoires respectives afin que tout le groupe soit au courant de tout ce qui s’est passé depuis notre plus jeune âge, et qui pourrait avoir un lien avec la Souffrance.

Tulkas commence :
Lorsque je n'avais que 5 ans, mes parents et moi voyagions vers le Nord en direction de Baldur. Notre convoi était escorté par un groupe de paladins. Mes parents furent tués dans une embuscade de Gnolls et les paladins périrent également. Ils offrirent en "dédommagement" à mes tuteurs une pierre ovale et bleue qui leur appartenait. Lorsque je revins à Baldur après être devenu un paladin grâce à l'enseignement du Cœur Radieux, je découvris que mon tuteur avait été décapité il y a plusieurs années de cela. On ne retrouva jamais sa tête. Depuis ce jour, ma tutrice refusa toute alimentation et ne parla plus jamais. Une brève détection du mal me fit faire un bond de stupeur tellement l'aura maléfique qui se dégageait d'elle était puissante. Après réflexion avec un prêtre, nous avons tenté une simple dissipation de la magie pour qu'elle nous parle puisque son mutisme semblait aussi d'origine magique. Il s'avéra qu'elle était depuis des années manipulée par un Glabrezu et qu'il portait dans l'une de ses pinces la tête de mon tuteur ceinte de la pierre... Il l'a lança en direction du Styx, en enfer !
Quelques jours plus tard cette énigmatique affaire restant en suspend, un prêtre de Talos voulut attenter à ma vie pour récupérer la pierre de mon tuteur... Ceci constituait une bien trop grande coïncidence pour être négligeable. Son interrogatoire mit l'accent sur sa sœur, Calonis, et leur but de récupérer ladite pierre...
Plus tard, un fait à priori anodin prit une ampleur bizarre : un dragon d'argent nommé Mirkraag m'annonça gaiement que les paladins, ayant apparemment escorté la caravane où mes parents furent tués, lui avaient dérobé ladite pierre... en prétendant que c'était pour son bien. Des paladins volant pour le bien ?! Je n'en sais guère plus sur cette pierre...

Ambre précise à la suite du discours de Tulkas, que les paladins qui les escortaient n’étaient autres que des chevaliers du Calice, vouant leur quête à la destruction des forces démoniaques.

Ensuite, vient mon tour durant lequel je raconte l’événement qui s’était produit à l’auberge de Brasamical, concernant la Marilith.

Puis, Ambre :
Saint Melegost est revenu avec de nombreuses informations recueillies auprès d’un oracle et d’autres personnes. Je vais vous raconter ce que la Guerre Sanglante signifie :
Un Diable, un Démon, et un Solar dirigeaient leur caste respective avant que l’humanité prenne vie sur Féerune il y a de cela je ne sais combien de millions d’années.
Le Diable voulant d’avantage de pouvoir décida d’écraser le Solar pour prendre possession des cieux. De ce fait, le Démon voyant sa fin venir désira sa part du gâteau et une guerre entre les trois castes éclata. Les trois rois s’entredéchirèrent dans un combat épique qui finit par la mort de deux des trois protagonistes et l’enfermement de l’âme du Diable par l’archipère, très certainement, dans une sphère de cristal dont la trace est aujourd’hui incertaine pour ne pas dire inconnue. Le Démon et le Solar, dans la bataille qui les avait opposés, perdirent une goutte de sang pour l’un et une larme pour l’autre. C’est cette dernière que possédait ton père, Tulkas. L’appartenance des deux étant facile à reconsidérer, ces deux perles de liquide divin se solidifièrent et devinrent des opales au pouvoir magique immense. Seul détail, il faut posséder les deux artefacts pour qu’ils aient le moindre pouvoir.
Katonis recherche la larme.
Quant au démon, il serait enfermé au centre de tous les mondes dans une ville nommée Sigil au centre d’elle-même et de toutes les portes qu’elle offre sur les plans !

Le discours terminé et les informations mises à jour, nous décidons de continuer notre trajet seulement dans quelques jours.
Tulkas profite donc de ce repos pour obtenir des informations sur les différents plans, tandis que Savel en demande sur les archers-mages, et moi sur l’histoire de Mystra, à ce pauvre Cadderly qui en l’espace d’une minute se trouve ensevelit par notre pression. :D. Je profite également de sa présence pour lui demander d’étudier les caractéristiques de mon bâton.
Pendant notre lecture, Rôk s’entraîne au combat avec Saint Melegost. Malheureusement, Rôk tombe KO. Le lendemain, nous sommes tous à son chevet et attendons son réveil pour pouvoir continuer notre route.

Cadderly n’a rien trouvé concernant mon bâton. Selon lui, deux choses en ressortent cependant :

  • Il serait doté d’une intelligence propre à lui-même et ne voudrait pas dévoiler ses caractéristiques à Cadderly.
  • Il s’agit d’un objet magique bon.

Nous partons finalement en direction de Lance Dragon et faisons une halte à Baldur, puis plus tard au camp gobelin.

Il nous faut 6 semaines pour arriver à Baldur, ville que nous quittons une heure après y être entrés. Nous sommes le 1er septembre 1370 et aux portes de Baldur, nous devons affronter une hydre qui ne nous laissera pas de tout repos.
A Baldur, Tulkas part demander le bâton pour les gobelins à Ambre, tandis que j’entre dans une auberge et m’y installe pour déjeuner, pendant que mes autres compagnons attendent notre retour à l’entrée de la ville. Au bout d’une heure, je retourne aux portes de Baldur, traînant derrière moi un gros jambon emballé dans un torchon, ainsi que dans mes bras une belle miche de pain. Rôk me débarrasse de mon sac tandis que nous poursuivons notre route en direction du Nord.

Après avoir échappé aux griffes d’une étrange créature pour le moins coriace, nous entrons dans le camp gobelin, qui a été déplacé un peu plus loin. Nous sommes accueillis par le shaman gobelin qui connaît bien Tulkas. Lorsque ce dernier demande des nouvelles d’Alia, la cuisinière, nous apprenons que le camp a subi pas mal d’attaques gobelines et qu’Alia est en piteux état par conséquent.
Et en effet, sa peau blanche à l’origine a la couleur de la terre. Elle est sale et ses longs cheveux sont collés. En guise de vêtement, elle porte des loques. Elle n’a pas du voir le jour depuis un certain temps ! Alia nous raconte qu’elle fait à manger aux gobelins. Et à part le shaman qui est propre, les autres se comportent comme des chiens, déféquant dans tous les coins et ne se lavant jamais.

Tulkas a l’air de tenir à ce qu’on vienne en aide à ce peuple. J’emmène donc Alia à la rivière pour la laver, lui couper les cheveux, bref, lui refaire une beauté. Là, elle me raconte son histoire :

Alia :
Elvan et moi étions ensemble. J’étais amoureuse du côté guerrier d'Elvan. Le mâle en puissance a vu un camps gob et a voulu m’impressionner en le détruisant. Mais ils étaient plus nombreux que prévu, et Elvan a battu en retraite, mais les gobs m’ont tout de même gardée en otage réclamant réparation pour les morts. Elvan s'est alors réfugier dans un village plus au sud et a demandé l'aide à un paladin de passage, Tulkas pour récupérer sa femme des mains des gobs puants. Il a bien sûr oublié de préciser que les gobs en question ne m’ont rien fait, que je n’étais peut être même pas en danger et que le chef parle le commun ce qui n'est justement pas commun pour un gob !
Tulkas fonce donc au camp gob mais voit tout de suite que la bonne moitié du camps est loin d'être vouée au mal. Le chef, Shaman de son état, lui raconte sa version des faits et sa vision de l'avenir de ses "hommes" puis lui propose de me rendre ma liberté contre de simples excuses d'Elvan.
Si Tulkas a accepté le rôle de médiateur, Elvan, lui, a carrément refusé celui de bouffon et a fuit, accusant Tulkas de ma mort. Avec le chef et une fois mis au courant de la decision pour le moins discutable du mâle en puissance, nous n’avons accusé aucune surprise. Le chef m’a donc libérée mais j’ai décidé de rester avec les gobs pour aider le chef et Tulkas dans leur entreprise de rendre ces créatures meilleures.

Une fois la toilette terminée, Alia et moi constatons que le camp a bien changé. Il n’y a plus trop d’excréments, ce qui est déjà une bonne chose.

La soirée arrive, et autour d’un repas, Tulkas nous dit qu’il pense rester à s’occuper des gobelins et de leur camp durant deux mois.

Tanalas, Rôk et moi :
Deux mois ?!! Nous pensions ne rester que quatre jours !
 

7 - Scénario du 26 novembre 2006

Mes paroles auraient-elles été entendues ? Mon vœu se serait-il exaucé ?
Quoi qu’il en soit, le prêtre âgé de Mystra que j’ai rencontré l’autre fois vient d’entrer dans le camp des Gobelinlins et m’invite à sortir de la grotte pour m’entretenir en privé.
N’ayant pas compris ma requête de la dernière fois, le prêtre m’explique qu’il y a longuement pensé et qu’il souhaite désormais accéder à ma demande : l’apprentissage de la prêtrise de Mystra peut commencer. Cependant, il va me falloir quitter mes amis durant quelques mois, ce que j’accepte aussitôt avec un grand honneur.
Je retourne ensuite dans la grotte et dit au revoir à mes amis qui resteront dans le camp Gobelinlin pour le remettre en état en attendant mon retour, tandis que mon Maître m’attend à l’extérieur.

Quelques mois s’écoulent et l’hiver se fait de plus en plus sentir. Deux hommes entrent dans le camp Gobelinlin, puis dans la grotte. Le silence se fait autour d’eux. L’un est en longue toge bleue et porte un bâton de la même couleur. Il semble plus âgé que le second, avec sa barbe blanche et sa chevelure hirsute de la même couleur. Quant à l’autre, il porte une armure brillante. Chauve ou presque, seule une queue de cheval est visible à l'arrière de son crâne. L’homme en toge s’avance vers Tulkas et discute avec lui. Puis Tulkas va parler à Rôk et Savel :

Tulkas :
Ces deux hommes, Archea-Magister et Sidelian, souhaitent retrouver le portail près duquel nous sommes passés mais que nous n’avons de toute évidence pas remarqué puisque nous étions trop occupés à vaincre la créature d'apparence humanoïde décharné à la peau blême avec une queue de scorpion. Ils veulent détruire ce portail.

Archea Magister, le mage, s’avance alors vers le groupe et les prévient que s’ils détruisent le portail, les monstres se trouvant de l’autre côté essayeront d’en sortir. Il faudra donc faire très attention à ce moment-là.

La joyeuse troupe se rend donc au portail en reproduisant le chemin inverse de leur arrivée au camp Gobelinlin. La-bas, Archea Magister commence à incanter tandis que Sidelian, le chevalier du Calice, attend l’arrivée possible de monstres.
Ni une ni deux, un monstre apparaît. Il s’agit d’une sorte de chauve-souris géante dont Sidelian et Archea Magister viennent à bout avec quelques petites difficultés, tandis que Rôk, Tulkas et Savel regardent la scène à quelques mètres de là. Puis ils détruisent le portail et remercient les trois autres de ne pas avoir agi, tant le combat aurait été fatal pour eux.

Ensuite, ils se rendent tous sur la plage. Tulkas parle encore une fois en privé avec le mage (rhoulala ! Que de secrets !!), puis retourne après de ses amis leur demander de ne pas agir lorsqu’ils verront la créature qu’Archea Magister va invoquer apparaître, et qui est destinée au combat de Tulkas.
Une créature décharnée aux deux ailes squelettiques apparaît donc. Il s’agit d’un humanoïde maigre, possédant une longue épée enflammée tout comme lui-même.

Archea Magister s’adressant au démon :
On va passer un marché : tu vas combattre cet homme seul. Tu ne toucheras personne d’autre, et personne d’autre ne te touchera. Si tu romps ce pacte, mes amis et moi te bloquerons ici, invoquerons ton maître, et vous bannirons tous les deux du monde terrestre. Si tu gagnes, je te permets de rentrer chez toi, mais si tu perds, tu mourras. A toi de choisir entre la mort (ou une survie incertaine) et ton retour chez toi, ton Maître t’attendant pour t’y faire sentir ses foudres.

Le démon a l’air d’accepter le pacte. De toute façon, il n’en a guère le choix.
Le combat commence et ne dure pas plus d’une minute au terme duquel Tulkas arrive à achever la bête dans un dernier coup d’épée. Ce dernier effort le fait tomber par terre d’épuisement et de douleur, face à ses innombrables blessures. Le démon, quant à lui, se décompose sur le sol.

Sidelian emmène ensuite Tulkas. Lorsqu’ils reviennent, Tulkas est encore plus mal en point de visage qu’auparavant. Les cheveux à droite de son crâne ont été complètement brûlés par le combat, il a des boursouflures sur le visage. Mais ce qui a changé depuis la fin du combat, c’est la marque qu’il a sur le côté gauche de son visage, entre le cou et la mâchoire. C’est comme si on l’avait marqué au fer rouge, comme s’il avait été scarifié. Ce n’est que quelques jours après, lorsque les plaies ont cicatrisées, que l’ont peut voir le symbole de cette blessure à l’acide :

Symbole de Tulkas pour l'ordre de chevalier du Calice

Ce symbole représente l’appartenance de Tulkas à l’ordre des Chevalier du Calice, un ordre très fermé vouant sa quête à la destruction des démons. Tulkas, par son exploit récent, en est devenu un. Il le souhaitait depuis toujours, ou plutôt, depuis qu’il a vu son tuteur se faire tuer par un démon.
Dorénavant, sa ligne de conduite sera : "Touche-le, hume-le, goûte-le, regarde-le, frappe-le."

Tandis que Tulkas se remet doucement de ses blessures et continue à contribuer à remettre en forme le camp Gobelinlin, Rôk et Savel, en compagnie d’une cinquantaine de Gobelinlins, se rendent au camp Orcs d’à côté dans le but avoué de le détruire. En effet, depuis quelques mois, les Orcs débarquent régulièrement chez les Gobelinlins pour leur mettre la pâté. Désormais, cela suffit !
Rôk et Savel ne rentreront que quelques heures plus tard, bien amochés et accompagnés d’un nettement moins grand nombre de Gobelinlins qu’à leur départ.

Après un long apprentissage de la prêtrise de Mystra avec mon Maître, me voilà de retour au camp des Gobelinlins, début mars. Ma première réaction est de m’exclamer un « Houaaaaa !! » d’étonnement, tant il a changé et est devenu propre. La grotte a acquis une décoration un peu plus chaleureuse, avec des tapisseries aux murs et des ornements disposés ça et là.
Les retrouvailles entre amis se font, ainsi qu’une mise au point sur les évènements qui se sont produits en mon absence, et des félicitations entre Tulkas et moi pour nos nouveaux statuts.

Le lendemain, nous partons vers Lance Dragon dans le but de détruire Katonis, où nous arrivons trois semaines plus tard. Lance Dragon n’est plus qu’une immense battisse de pierre, dont les pièces ont été détruites. L’herbe a poussé sur le sol des pièces. Nous cherchons au hasard l’entrée aux sous-sols de la demeure, que nous trouvons assez rapidement. Elle est située dans une pièce rectangulaire, pleine d’herbe, et est gardée par un homme vêtu de noir. Tulkas tombe au sol, fortement blessé (du sang coule de sa tête) lorsqu’il tente de faire une détection contre le mal, vis-à-vis de ce personnage. Il s’avère que cet homme en noir est la mort en personne. Il nous prévient que si nous prenons la porte située derrière lui, nous découvrirons d’autres mondes nous conduisant au frère de Katonis, jadis tué par Tulkas et ressuscité par Katonis elle-même. Il va même jusqu’à nous complimenter sur le groupe que nous formons, après avoir remis en état Tulkas pour nous prouver sa bonne foi : Rôk, un guerrier qui en a vu de toutes les couleurs et qui a failli trépasser, Tulkas qui a lui aussi failli mourir, Savel dont il n’ose parler, et moi, son ennemie qu’il devra affronter d’ici quelques temps. Je n’ai pas bien compris le sens de ces dernières paroles, mais quoi qu’il en soit, nous choisissons de continuer notre route et pénétrer les sous-sols de Lance Dragon.

Les sous-sols de Lance Dragon

Ayant parcouru de nombreuses salles et déjà livré un certain nombre de batailles, notre épisode s’arrête dans une salle, où nous rencontrons un homme en armure accompagné d’un homme en toge où est brodé le symbole de Shar, la déesse des Ténèbres.

Symbole de Shar

Derrière eux, un archer portant un arc magique pour sûr.
Tulkas semble connaître le prêtre de Shar qui s’appelle Kamir. Après de sommaires insultes entre les deux camps, le combat d’une rare violence commence.
Savel combattra avec honneur, mais perdra la vie. Nous serons sauvés par un second archer, qui, en quelques flèches, viendra à bout du premier ainsi que du guerrier, le dernier coup porté au prêtre revenant à Tulkas.
Le combat terminé, l’archer se présente. Il s’appelle Kidomen et dit être rôdeur. Un Elfe, de toute évidence, si l’on remarque ses oreilles pointues, ses yeux verts et ses cheveux mi-longs châtains foncés. Il nous explique qu’il se promenait aux alentours de la forteresse lorsque l’envie d’explorer les sous-sols de Lance Dragon l’a prit.

 

8 - Scénario du 7 janvier 2007

Après ce rude combat, Tulkas entreprend une fouille de la pièce. Lorsqu’il ouvre un des tiroirs du bureau, une grosse explosion survient, projetant Rôk sur Tulkas. Le bureau est maintenant sous les décombres, mais Tulkas arrive tout de même à en sortir deux plans dont les lieux lui sont inconnus.

Premier plan d'un lieu inconnu  Second plan d'un lieu inconnu

Nous parcourons ensuite l’arche et découvrons un passage en forte pente. Après que j’ai éclairé l’épée de Tulkas, ce dernier s’enfonce dans le tunnel, suivi par Rôk, moi-même et Kidomen. Quelques mètres plus bas, nous arrivons sur une caverne, aussi grande qu’obscure. Il fait si sombre que nous cherchons à tâtons une autre sortie en longeant les murs. Une fois trouvé, nous aboutissons sur un second tunnel tout aussi sombre. Tulkas ne vit pas le "trou" qui s'avéra être une très forte pente et chuta. Dans un élan de réflexe, il m'agrippa et m'entraîna dans sa chute qui abouti dans un lac d'eau froide. Kidomen, voulant nous aider, s'est retrouvé entrainé par le fond. Heureusement que Rôk est là pour nous sauver Kidomen et moi, car nous aurions tous terminé noyés ! Nous nous échouons quelques temps plus tard sur une plage et dormons aussitôt, épuisés.

Le lendemain, ou du moins après notre sommeil (puisque nous avons perdu toute notion du temps dans ces longs dédales privés de lumière), la lumière est toujours absente. L'obscurité en devient limite palpable comme si elle constituait à elle seule une chose et non une absence ! Au hasard, nous décidons de traverser la plage. Bientôt, un mur apparaît sur notre gauche et nous force à marcher en file indienne si nous ne voulons pas nous échoir dans le précipice de notre droite.
Pendant environ trois heures, éclairés par ma lumière magique, nous errons sans rien découvrir.

Puis, le chemin s’arrête brusquement, laissant place à un gouffre infranchissable. Nous décidons donc de rebrousser chemin pour trouver un autre chemin à partir de la plage. Mais un groupe de quatre Minotaures nous en empêche, puisqu’il a décidé de nous charger.
Toujours en file indienne, il nous est impossible de les combattre dignement. Kidomen et moi repartons donc vers le précipice afin de trouver une idée pour passer de l’autre côté du ravin, tandis que Tulkas et Rôk entament un dur combat voué à l’échec puisqu'en plus des minotaures, une armée d'Elfes Noirs arrive derrière. En effet, Tulkas tombe raide mort… Mais la Mort personnifiée que nous avons croisée dans les terres extérieures apparaît et le ressucite, donnant aux deux combattants un peu plus de temps pour s’enfuir. Comme la Mort nous l’avait dit, elle est avec nous, et non pas contre nous, tant que nous pourrons lui offrir ce qu’elle désire : une partie de la Souffrance pour commencer (l’opale bleue).

Rôk et Tulkas nous retrouvent donc en courant près du précipice. Et tandis que je cherche un moyen pour passer de l’autre côté, mes amis et Kidomen me font remarquer que je lévite.

Moi-même:
Invraisemblable !!

Je traverse alors le ravin en volant grâce à la volonté de mon bâton puis attache le grappin que nous avons précédemment relié à trois cordes accrochées entre elles. Désormais, les cordes sont reliées de part et d’autre du ravin, permettant à Kidomen et Tulkas de passer. Rôk qui tenait l’autre côté de la corde jusqu’à présent, est obligé de s’élancer dans le vide, tandis que Kidomen et Tulkas le tractent par la corde.
Ouf ! Tout le monde est passé !

Les jours s’écoulent ainsi que les kilomètres que nous parcourons, et nous ne trouvons toujours rien. Nous sommes totalement perdus dans cette obscurité totale.

Le 16 mars 1371 cependant, nous entendons un combat qui a lieu, dans une salle un peu plus loin. Heureux de rencontrer un peu d’animation, nous nous jetons dans la salle. Là, tout un tas de Svrifnebelins (sorte de Hobbit à la peau grise, des « pales types » en somme :D) et leur golem de pierre se battent contre des Elfes Noirs (dont deux femmes).

Tulkas nous hurle :
TOUS SUR LES ELFES NOIRS, LES AUTRES SONT BONS !!

Le combat terminé, Tulkas tente une approche envers les petits hommes. Nous ne les comprenons pas, mais dans un regard, ils semblent nous inviter à les suivre.
Ils nous conduisent dans ce qui semble être leur village, en pleine Ombre-Terre.

Nous pensons tous :
Haa un peu de lumière ! Enfin !!

Nous traversons la ville, provoquant l’émerveillement des plus jeunes d’entre eux. Une petite heure après nous avoir fait attendre aux portes d’une bâtisse située sur une place, un Svrifnebelin en toge arrive et nous remercie en langage commun d’avoir aidé leur clan à combattre contre les Elfes Noirs qui les attaquent couramment, puis nous questionne sur notre venue en Ombre-Terre. Nous lui expliquons que nous sommes totalement perdus, affamés et épuisés, et que nous recherchons la demeure de Katonis. Le petit homme n’a jamais entendu parlé de Catonis, mais nous offre tout de même l’hospitalité pour la nuit.

Le lendemain, nous devons repartir. Le Svrifnebelin en toge vient nous dire adieu et nous offre dix jours de vivre, une torche de flammes éternelles, en plus d’un des rares plans de la région, qui nous sera je pense d’une immense utilité.

Les portes du village se referment derrière nous, tel un mur coulissant sur lui-même.

 

9 - Scénario du 15 avril 2007

La porte du village des Svirmebeline est désormais close, derrière nous. Nous déplions la carte de l’Ombre Terre que nous a offerte le chef de leur village.

Plan d'Ombre-terre

Quel labyrinthe ! Comment savoir où nous sommes ?!
Non sans difficulté, j’arrive tout de même à nous situer à peu près sur la carte, et même à retrouver les environs de la sortie, ce qui est un exploit étant donné le bazar sans nom de la carte.
Nous arrivons dans une grotte où gisent des centaines de toiles d’araignées. Rôk qui voit dans le noir, nous prévient de l’avancée rapide d’une araignée géante en notre direction.

Kidomen crie :
HAAAAAA !!! UNE ARAIGNEE !!!!!

Ce sont apparemment les plus peureux qui sont les plus vaillants… En l’espace de 6 flèches dans les pattes, l’araignée tombe au sol.

Nous continuons notre route, lorsque nous tombons dans un piège : nous avons marché sur un filet, qui, sous notre poids, s’est refermé sur lui-même et est rapidement monté à quelques mètres du sol. Presque instantanément, le groupe s’endort.
A notre réveil, nous nous trouvons sans arme ni armure, dans une prison roulante tirée par un humain baraqué, avec autour de nous une vingtaine d’humains tous aussi musclés les uns que les autres.

Tulkas et moi, aussi insolents l’un que l’autre, tenons tête aux gardes marchant à nos côtés. En punition, tandis que Tulkas se prend deux projectiles magiques en plein corps, un mage vient endormir le reste du groupe…

A notre réveil, les kidnappeurs emportent la roulotte dans une arène géante, puis s’arrêtent devant une cellule sans lit ni latrine.

L’un d’eux nous demande poliment de sortir, de sa douce voix harmonieuse :
Dégagez !!

Insolents comme pas deux, Tulkas et moi continuons de les provoquer, ce qui nous vaut de recevoir des coups dans les côtes, tout en entrant dans la cellule.

Une fois seuls, Kidomen va dans un coin de la cellule et y défait son pantalon pour s’alléger les intestins, tandis que Rôk tape sur les barreaux de la cellule, ce qui provoque un boucan du diable. Tulkas prie dans son coin.

Pour ma part, je hurle entre chacune des résonances de barreaux :
De l’eau ! BAAANNGG ! On veut de l’eau ! BAAANNGG ! Apportez-nous d’l’eau ! BAAANNGG !

Un garde arrive avec deux seaux en main (un vide et un plein d'eau), ouvre la cellule et se penche pour déposer son fardeau. A ce moment là, Rôk profite de la position du garde pour lui mettre un coup sur la tête cabossant ainsi son casque. Le garde le prévient de ne jamais recommencer cela, puis se penche à nouveau pour cette fois-ci, espère-t-il, déposer sans encombre les seaux. Mais Rôk répète l’opération sur le crâne du garde qui venait de retirer son casque. Tulkas lui se met à prier et ne semble pas enclin à bouger.
Une bagarre s’ensuit entre les deux bourrins, à laquelle vient bientôt se mêler Kidomen qui vient de terminer de faire ses besoins et les jette en direction du garde. Manque de pot, Kidomen rate sa cible à cause des barreaux, et repeint la cellule, puis s’apprête à plonger les mains dans un des seaux. Tulkas et moi l’en empêchons. Rôk et le garde, emplis d’une odeur nauséabonde d’excréments, continuent toujours à se battre, lorsque quatre archers arrivent, arcs bandés. Rôk retourne gentiment au fond de la cellule en essayant de faire croire que ce n’était pas lui qui était en train de se battre à cet instant précis. Cependant, il se fait interpeller par le fameux homme à la mâchoire tordue.

L’homme à la mâchoire tordue dit :
T’as envie de te défouler ? Viens ! Suis-moi !

L’homme fait entrer Rôk dans l’arène, où son armure et son arme sont déposées au sol.

L’homme à la mâchoire tordue dit :
Habille-toi ! Celui-là tu ne l’auras pas au poing

Une porte s’ouvre et un Ettin entre. Il s’agit d’une créature de 4 mètres de hauteur possédant 2 têtes. Il pourrait faire penser à un mélange d’Ogre et d’Orc.

La créature nommé Ettin

Dans une main il porte une massue, et dans l’autre, un pic. Le combat s’avère âpre, mais Rôk l’emporte de justesse. Revenu dans la cellule sans arme ni armume, il tombe, évanoui par la fatigue et ses blessures.

En désignant Tulkas, l’homme à la mâchoire tordue dit :
A toi maintenant. Suis-moi !

Tandis que Tulkas entre dans l’arène, je soigne Rôk du mieux que je peux, ce qui le sort de l’inconscience.

Quant à Tulkas, il doit désormais combattre une créature démoniaque pathétique d’environ 1m20, imberbe, blanche avec des dents de scie. Mais le combat s’avère plus facile qu’il n’y paraît. La créature désemparée de ne pouvoir atteindre son adversaire dejouant chacun de ses coups, entreprit une tactique fourbe : lancer un sort d'obscurité. Ainsi ni Tulkas ni les "spectateurs" ne voient ce qui se passe ! La créature mord alors Tulkas qui use de ses capacités de paladin pour la trancher net la créature en 2. Quelques secondes après ce coup d'éclat, le sort se dissipe, laissant apparaitre Tulkas intact et la créature gisante. Les gardes semblent désormais douter du potentiel "caché" de Tulkas.

Avant de repartir de l’arène, Tulkas se dirige vers son sac à dos pour y prendre une potion de santé. Mais le garde ne veut pas que Tulkas l’emmène dans la cellule. Alors Tulkas fait mine de boire la potion devant les yeux du garde, et une fois arrivé dans la cellule, déverse le contenu de sa bouche dans celle de Rôk. Bien sûr, il a fallu au préalable que Tulkas explique par la gestuelle à Rôk ce qu’il comptait faire, et que je détourne mon regard de la scène également ! Beurk !

Le soir tombe rapidement. Un seau de bouillie nous est apporté généreusement… Quelques minutes plus tard, les gardes jettent un homme au physique commun dans notre cellule. Il s’agit d’un assassin prénommé « L’Exilé ». Il nous explique très calmement que les prisonniers (et donc nous) leur servent de distractions. Il n’y a qu’une seule solution, il faut se sauver. Si seulement L’Exilé avait un moyen de crocheter cette serrure !

Le lendemain, nous sommes tous conduis dans l’arène. Après avoir lancé quelques sorts de résistance à Rôk et Tanalas, et s’être placés tactiquement dans l’arène, le combat commence contre trois créatures légèrement embaumées (des momies). En peu de temps les momies choient. Une nouvelle créature entre : Il s’agit d’un ours de 3,5 mètres de haut qui se décide à nous charger. Le combat est délicat, mais L’Exilé vient à bout de la bête. Je tombe tout de même dans l’inconscience.

Le général entre alors et nous félicite de nos exploits. Il nous renvoie dans notre cellule.
Tulkas a réussi à subtiliser furtivement une plume à écrire dans son sac à dos dans l’arène, et grâce à cela, L’Exilé crochète la serrure de la cellule.

L’Exilé nous conduit à l’armurerie ou nous pouvons reprendre notre matériel (armures, armes, sacs à dos). Nous sortons de la prison et nous dirigeons le plus discrètement possible vers la sortie de la ville. Malheureusement, manque de chance, une équipe de vingt gardes nous aperçoit et nous pourchasse.

Après 3 heures de courses effrénées, je m’écroule au sol de fatigue. Rôk fait demi-tour et me porte sur ses épaules, à la demande de Tulkas. Seuls 4 gardes ont tenu la distance et nous retrouvent. Tandis que Rôk me dépose au sol, Tulkas commence à encaisser les coups, mais tombe au sol, inconscient.
Voyant la scène, Kidomen décoche ses flèches et tire. Rôk tombe inconscient à son tour, après 2 coups d’épée. Seul Kidomen reste debout, à présent. Malheureusement, cela ne dure pas bien longtemps. Un des gardes lui donne un coup d’épée, et Kidomen tombe à son tour inconscient… Le sort en serait jetée pour le valeureux groupe si l’Exilé n’avait pas vu la scène depuis sa cachette dans l’ombre !

L’Exilé lance alors sa dague boomerang dans l’espoir de tuer l’un des gardes, puis se précipite vers moi et me vide une potion de soin dans le gosier, puis me glisse à l’oreille :

L’Exilé me chuchote à l’oreille :
Soigne les autres !

Après un bref aperçu de la situation, je m’élance vers Tulkas et le soigne du mieux que je peux, mais mon sort de soin ne suffit pas à le réveiller. Je me précipite alors sur Rôk et le réanime. Rôk me donne une potion de soin qu’il tire rapidement de son sac à dos, puis part aider l’Exilé dans le combat, tandis que je cours réanimer Tulkas. Une fois debout, le combat est terminé. Je demande à Tulkas d’aller soigner Kidomen, puisque je suis maintenant à court de potion et de sort de soin.

Tout le monde est debout à présent et remercie L’Exilé qui nous propose de nous conduire à la sortie d’Ombre Terre.

Ouf ! Un peu plus et l'avenir de Féérune risquait de pencher dans le mauvais sens…
Mystra nous a sauvés, j’en suis certaine !

 

10 - Scénario du 29 juillet 2007

Avant de repartir avec l’Exilé vers la sortie d’Ombre Terre, nous dépouillons les cadavres des gardes que nous venons de tuer, et trouvons sur eux des potions de santé et quelques pièces d’or, ce qui permet à certains d’entre nous de nous soigner quelque peu…

Guidé par l’Exilé, nous marchons pendant environ 2 heures, lorsque nous entendons un bruit de pas précipités. Afin de dissimuler notre fuite, j’incante le sort "Brume de dissimulation", ce qui a pour effet de nous couvrir dans une obscurité encore plus profonde que celle de la caverne.
Une pente raide nous surprend, et malgré l’essai de Tulkas de me rattraper au vol, nous nous écroulons tous en bas de la côte, hormis Kidomen qui descend en glissant (on aurait dit que des roues avaient été posée sous ses bottes !)

Nous continuons notre route lorsque nous entendons une incantation provenant d’un peu plus loin sur notre droite. Cette incantation me dépasse, mais il doit s’agir de quelque chose de mauvais… De toute façon, nous n’avons pas le choix : si nous faisons demi tour, nous nous retrouverons face à face avec les gardes. Autant avancer.

Prudemment nous nous dirigeons vers la voix et découvrons un nabot fatigué en robe de mage violette et noire et avec des cheveux blancs accompagné par un cochon malformé, à côté de ce qui semble être un portail. Tulkas nous informe que ni le portail, ni les deux « personnes » ne sont mauvaises. Tulkas s’approche. Le nabot nous salue et nous présente Grumzy, son cochon. Il nous dit être un aliéniste (un mage spécialisé dans les plans) et chercher les créatures au-delà des plans qui auraient créé les plans. Il nous propose de l’accompagner par son portail, mais nous informe tout de même qu’aucun retour ne sera possible. Nous refusons donc sa proposition. L’aliéniste s’approche de moi et m’offre un parchemin de sort en m’expliquant qu’au moment de sa lecture, tout ce qui sera dans un rayon de cent mètres sera détruit.
Il disparaît aussitôt par le portail. Curieux, l’Exilé insère dans le portail un bout d’une épée que Kidomen lui a prêtée et l’en ressort. L’épée est comme usée, vieillie. On dirait qu’elle a vécu des milliers d’années...

L’Exilé, songeur, dit :
Certes, pas de retour possible…

L’Exilé continue de nous diriger vers la sortie, lorsqu’il nous faut passer par une salle dont le sol n’est qu’une grande toile d’araignée fossilisée. Les grands espaces de la toile nous laissent apercevoir un bain bouillonnant d’acide vert pâle. Dans cette salle, il y a 3 sorties possibles, dont une obligatoire pour retrouver l’air pur : Celle tout à fait à notre gauche.

Plan de la toile d'araignée fossile

Je m’adresse à mon bâton et lui demande de m’emmener jusqu’à cette sortie en planant, mais rien ne se passe. Deviendrait-il capricieux ? Quoi qu’il en soit, afin de nous rattraper en cas de chute, nous nous attachons tous à une même corde et commençons notre trajet sinueux vers la sortie. Nous sommes maintenant en plein milieu de la toile lorsque des gardes, épées dégainées, et deux mages débarquent par les 3 entrées. Nous sommes cernés.

Le combat est délicat, mais nous arrivons à bout de tous les gardes et les mages. Tulkas et Rôk se sont retrouvés dans le vide, mais une fois que le garde les ayant déstabilisé est mort, ils arrivent à remonter. Un petit homme avec des lunettes et en toge noire s’approche rapidement de nous. On dirait qu’il plane sur la toile tant il se déplace rapidement. Il balaie Tulkas et lui donne un coup de pied, mais Tulkas réussit à lui planter méchamment son épée dans le torse. Kidomen l’achève par 2 flèches en argent.
Dans la bataille, Tulkas a fait tomber dans l’acide son beau bouclier où était gravé l’insigne de Tyr, son dieu.

Mais ce n’est pas le moment de s’apitoyer sur son sort… D’autres bruits de pas s’avancent vers les 3 entrées. L’Exilé me demande le parchemin que l’aliéniste m’a offert tout à l’heure et nous indique le chemin vers la sortie qui n’est plus bien loin à présent. Nous avons tous deviné ce qu’il a l’intention de faire pour nous sauver. Mais de par sa vocation de paladin de la justice, Tulkas n’arrive pas à se résigner à laisser mourir un ami qui, lui, nous a sauvé la vie à plusieurs reprises. Cependant, l’Exilé a des arguments frappants : Il retire un masque que nous croyions jusqu’à présent être son vrai visage, et laisse apparaître des ailes violettes de chauve-souris dans son dos. Il s’agit en fait d’un demi démon. Rôk et moi tirons Tulkas par le bras pour l’obliger à nous suivre, et nous quittons l’Exilé dans un dernier adieu, après que Tulkas s'est dévêtu de son armure afin d’être le plus discret possible et que l’Exilé lui a offert son épée. Quelques couloirs plus loin, nous sentons dans le sol un tremblement et recevons un grand appel d’air. La sortie est proche.

A l’extérieur, il fait nuit. Une forte pluie nous rafraîchit le visage. Nous sommes le 16 avril 1371 et un mois s’est écoulé depuis notre entrée en Ombre Terre.

Il me revient à l’esprit le rendez-vous qu’Erratis nous avait fixé, à mon ancien groupe et à moi (Selasbelone, Lu Hang et Sassiad), à l’auberge de Brasamical. Nous devions nous y retrouver le 13 mars 1371, soit il y a déjà plus d’un mois. J’explique ce rendez-vous avec Erratis à mon nouveau groupe, et nous partons tous en route pour Brasamical après que Tulkas nous a repéré sur la carte, un peu à l'est de Brost.

Plan de la côte des Épées de Féerune

Pendant le voyage, je tente de trouver quelques autres attributs magiques que mon bâton pourrait avoir. Je commence par lui demander s’il parle, mais je n’ai pas de réponse. Cependant, lorsque je lui demande s’il écrit, une fine fumée de couleur violette se forme à l’intérieur de la boule grâce à laquelle je peux lire distinctement :

Le bâton écrit à l’intérieur de sa boule :
Derrière toi

Intriguée, je me retourne mais n’aperçois rien de notoire.

Je dis :
Quoi derrière moi ?
Le bâton me répond en écrivant à l’intérieur de sa boule :
Je vais être orpheline, moi !

Je me retourne à nouveau et cette fois ci, j’aperçois un zombie d’environ 6 mètres de hauteur approcher lentement vers nous.

Nous sommes le 1er mai, nous venons de dépasser Nashkel où Tulkas s’est acheté un bouclier et une armure de plaques, et sommes donc attaqués par un zombie aussi robuste que le roc d’une montagne. Avec les coups aussi forts les uns que les autres de Tulkas et Rôk, les flèches mitrailleuses de Kidomen et mes sorts de rayons ardents, nous venons enfin à bout de ce monstre répugnant et poursuivons notre route vers Brasamical.

 

11 - Scénario du 27 avril 2008

Nous sommes le 3 mai 1971 et le soleil a dépassé son zénith. Nous faisons une halte à Beregost. A peine arrivés dans le centre ville, une fillette blonde ("une blondinette") coiffée de couettes nous accoste en nous priant d’aller rendre visite au Maire.

Tülkas souhaite vivement entendre ce que le Maire a à nous dire, mais je ne suis pas de son avis. Nous n’avons que trop tardé dans notre voyage, et Erratis nous attend. Pourquoi diable s’aventurer une fois de plus dans une aventure qui se soldera probablement par encore plus de problèmes ?
Malgré tout, nous nous rendons à la Mairie.

Une fois arrivés dans le bureau du Maire, ce dernier nous raconte une chose étrange qui se passe depuis quelques temps à l’Auberge de la Gerbe Rouge : des groupes d’aventuriers passent la nuit là-bas et s’en iraient au petit matin avec un membre de leur équipe en moins à chaque fois, voire même plusieurs. Le dernier groupe n'a jamais été revu et l'aubergiste prétend qu'ils sont parti tôt, mais personne ne peut en témoigner. Le Maire nous demande d’enquêter discrètement sur cette histoire, car l’aubergiste est son ami. Tülkas accepte aussitôt la quête, et moi à contrecœur.

Nous passons le reste de l’après-midi dans la ville pour nos emplettes personnelles :

  • Tülkas rend visite à une vieille connaissance : Un nain barde nommé Ivan. Il souhaite le convaincre d’aller au camp des gobelins pour leur enseigner son savoir, tout érudit qu’il est. En vain, un nain avec des gobelins ? Cela ne s’est jamais vu !!
  • Kidomen cherche à vendre son épée longue et achète par la même occasion une dague boomerang ornée de gemmes en contrepartie d’une jolie fortune. Il est obligé d’aller quémander auprès de Tülkas, qui, trop généreux, lui offre les 2 000 pièces d’or qu’il réclame.
  • Rôk et moi nous rendons à la Gerbe Rouge et nous désaltérons en cherchant quelque chose de suspect dans l’auberge.

La journée s’achève, et après le dîner à l’auberge, nous montons dans nos chambres nous coucher. Tükas et Rôk assureront le premier tour de garde pour la nuit. Cependant, Tulkas n'est pas encore ressorti de sa chambre qu'il se sent faible et incapable de bouger. Il appelle, mais personne ne vient à son secours... Kidomen, Rôk et moi tombons à notre tour dans un profond sommeil. Il semblerait que notre nourriture ait été empoisonnée…

A notre réveil, nous constatons que nous sommes enfermés chacun dans une cage différente, entièrement nus. Un homme que nous ne connaissons pas est recroquevillé sur lui-même, nu également, dans une autre cellule à l’autre bout de la pièce.
A l’intérieur de chacune des cellules est gravé un message sur une plaque de marbre :

Plaque de marbre des cages

A peine avons-nous tous le temps de relever les yeux de la plaque que Tülkas actionne le levier. Le plafond de sa cage se replie violemment sur son sol, et en un fragment de seconde, Tülkas est réduit à l’état de charpie sous nos regards dépités.

Ainsi s’en va Tülkas Eonwe, Paladin de Tyr, Chevalier du Calice. Toute sa vie il aura combattu pour les plus faibles et sacrifié ce qu’il avait pour les plus démunis. Cette noblesse de cœur aura eu raison de lui par le sacrifice qu’il vient de faire pour ses amis… Repose en paix, mon ami. Je ferais tout mon possible pour te faire revenir à nous. Puisse les Dieux t’accorder la résurrection…

Les cages s’ouvrent, à pas lents nous en sortons. L’homme qui était recroquevillé sur lui-même se réveille et se lève. Il s’agit d’un humain d'environ 1,70 mètre aux cheveux mi-long, gris-noir, qui tombent en pagaille sur ses épaules. Son regard noir et perçant semble refléter une intelligence certaine. Il se prénomme Adrien Blatzanar. Il nous explique que comme nous, il a déjà vu un compagnon mourir pour les "sauver" et que son groupe a péri ensuite dans un labyrinthe infernal dépourvu d'issue. Il a donc déjà tenté de quitter ces lieux maudits, mais les rares endroits qu’il a visités sont infestés de monstres et de magie maléfique. Le meilleur endroit reste encore pour lui sa cage. Il préfère rester là où il est pour le moment.

Irina dit :
Ce n’est pas en restant ici que nous réussirons à nous en sortir. Tülkas ne s’est pas sacrifié pour que nous restions ici. Dans tous les cas, en restant ici, nous finirons par mourir de faim, alors autant essayer de partir, même si nous risquons de mourir dans des combats. Nous aurons toujours une petite chance de nous en sortir.
Adrien répond :
Soit ! Je vais vous montrer où sont nos vêtements.

Adrien nous conduit vers nos vêtements. Malheureusement, nous sommes attaqués en chemin par un petit groupe de gobelins. Rôk fonce tête baissée dans le groupe tandis que je lance un sort de brume de dissimulation. Adrien qui ne voit plus rien lance lui aussi un sort, mais sur les gobelins cette fois : une très grande boule chargée en électricité se décharge sur les gobelins ainsi que Rôk qui était au milieu d’eux… Les gobelins n’y résistent pas, contrairement à Rôk heureusement.

Nous arrivons dans la salle où est stocké tout notre équipement ainsi que celui des autres pauvres prisonniers qui se sont fait prendre au piège avant nous. Enfin nous pouvons nous cacher de notre nudité. Adrien porte désormais une toge couleur bleu gris aux reflets d’argent.
Nous entreprenons ensuite une fouille complète des lieux. Chacun prend ce qui lui plaît. Anneaux, armure, armes, toge, potion de soin, or et autres objets utiles, tout est ramassé. Puis nous continuons notre expédition.

Deux choix s’offrent à nous :

  • Un couloir dépourvu de lumière, tellement opaque que cette absence de lumière semble être palpable ;
  • Un couloir plein de lumière.

Etant donné que le couloir plein de lumière a été visité par Adrien et qu’il n’a rien trouvé de bon par là, nous affrontons l’obscurité totale. Au bout de quelques mètres, nous tombons dans un trou et atterrissons sur une grille en-dessous de laquelle flambent des braises. Nous nous écartons vivement car les braisent nous brûlent… Là, des salamandres faites de feu apparaissent et s’avancent vers nous. Une bataille contre le feu va avoir lieu…

Et en effet, Rôk est un peu plus brulé encore que sa peau le permettait jusqu’à présent. Le combat est long et la chaleur est insupportable, mais nous venons à bout de ces monstres flambants. En route vers la sortie ! La sortie, j’espère…